La congrégation à Saint-Dizier

En 1864, Saint-Dizier a besoin d’une maison d’éducation pour les jeunes. Le maire de la ville, Monsieur ROBERT-DEHAULT se mit, avec l’aide du conseil municipal, à la recherche d’une congrégation de religieuses enseignantes.

Il fait donc, par l’intermédiaire de Madame BECQUET, une demande auprès des religieuses de l’Assomption. Mère Marie-Eugénie y répond 2 ans plus tard, en proposant une propriété sur la rive gauche de la Marne. Le terrain acheté, on pose la première pierre le 9 aout 1866, en présence de l’évêque de Langres, Monseigneur Guérin, de mère Marie-Eugénie, de l’abbé Didelot et de son clergé. C’est un grand événement pour la ville et une grande foule y assiste.

En 1868, soeur Marie-Caroline, première supérieure, et les sœurs de l’Assomption arrivent à Saint-Dizier. le15 octobre, Monsieur le curé bénit le monastère et le pensionnat ouvre avec 8 élèves.

Quand la guerre éclate en 1870, Marie-Eugénie offre à l’état la maison de Saint-Dizier comme hôpital mais le monastère est envahi, occupé et pillé par les troupes ennemies. Puis  le pensionnant rouvre ses portes après la guerre et la prospérité règne jusqu’au printemps 1901, où dans la nuit du 20 mai un incendie le détruit.

Les religieuses souhaitent alors le reconstruire mais devant la menace de suppression des congrégations enseignantes en 1903, elles arrêtent les travaux et se replient sur Paris. Elles ne reviendront qu’en 1954 à la demande des laïcs, mais changent de lieu et reprennent le pensionnat Notre-Dame  rue de Lattre.

Aujourd’hui il ne reste plus que l’école maternelle et primaire, mais elle demeure vive et active et transmet grâce à l’équipe éducative les volontés de Sainte Marie-Eugénie quant à la mission de l’école auprès de nos jeunes.